114
1945 1970
nouveau qui voit le jour au sortir de la guerre. Dans les états-majors des compagnies pétro- lières, on sait ce que cela signifie : des opportuni- tés à saisir et des compétences nouvelles à développer. Dans l’amont bien sûr, mais aussi dans l’aval, là où la demande en produits pétro- liers est très soutenue.
Raffinage : le temps de l’excellence
Dans les quinze années qui suivent la fin de la Seconde Guerre mondiale, les activités aval de la CFP et de Petrofina entrent dans une ère nouvelle. Elles modernisent leurs installations, changent de dimension et s’intéressent à de nou- veaux marchés. En 1946, la Compagnie française de raffinage (CFR), filiale de la CFP, a pour l’es- sentiel achevé de remettre en état ses raffineries
de La Mède et de Gonfreville, sorties endomma- gées de la guerre. Les équipes se sont « retroussé les manches » pour reconstruire ce qui devait l’être et installer de nouveaux matériels. Formidable exploit collectif, effectué dans des conditions difficiles : dans ces années d’immé- diat après-guerre, les pénuries de matières pre- mières sont encore monnaie courante. Le délabrement des infrastructures de transport, notamment en Normandie, a en outre singulière- ment compliqué la réalisation des travaux. Sans compter que la CFR a eu beaucoup de mal à reconstituer ses troupes, dispersées par la guerre.
Il a donc fallu procéder à de nouveaux recru- tements, dans les campagnes environnantes mais aussi parmi les personnels démobilisés de la Marine nationale, d’autant plus appréciés qu’ils s’y connaissent en chaudières, dont le fonctionnement est fondé, comme dans les raf- fineries, sur la vapeur et l’électricité. Tous les
•••