307
19 71
19 97
de 10 % de l’offshore Cabinda en Angola, de 10 % (en deux fois, 1989 et 1993) dans l’immense JV de Shell avec la compagnie pétrolière natio- nale NNPC au Nigeria, entrée au Kazakhstan et en Russie, mais aussi en Chine… Priorité est don- née à l’expansion, même si la rentabilité n’est pas toujours au rendez-vous. En réalité, c’est dans les zones où il est implanté depuis longtemps que le Groupe réalise, dans les années 1990, ses décou- vertes les plus importantes : au Nigeria avec les permis dits « 86 », en mer du Nord avec Elgin- Franklin et surtout en Angola, sur le bloc 17, avec le gisement géant de Girassol. Celui-ci donne le coup d’envoi à une étonnante série de décou- vertes. En 1997, un nouveau gisement est trouvé, Dalia. Il porte les réserves estimées du bloc 17 à plus de 2 milliards de barils ! Au même moment, un autre gisement offshore d’envergure est mis au jour au Congo : Moho. C’est l’une des plus importantes découvertes réalisées dans le pays. Lui aussi se situe à grande profondeur : plus de 700 mètres. Pour Elf Aquitaine, les années 1996 et 1997 sont décidément celles de toutes les réus- sites ! En cette fin des années 1990, le Groupe a pris place parmi les leaders mondiaux de l’explo- ration en offshore profond.
Petrofina : à la recherche de nouveaux champs d’hydrocarbures
À partir du milieu des années 1980, le groupe Petrofina s’engage lui aussi dans une politique active de recherche de nouveaux gisements d’hy- drocarbures. À ce moment, l’activité explora- tion-production de la compagnie s’appuie sur quelques pépites : le gisement d’Ekofisk en mer du Nord, en premier lieu, qui représente plus de 50 % de sa production, mais aussi l’Angola, où le Groupe est historiquement entré le premier et où, au début des années 1990, il prend, aux côtés
d’Elf, une participation dans un nouveau bloc promis bientôt à un bel avenir mais qu’il reven- dra en partie au groupe public avant les grandes découvertes de la seconde moitié de la décennie : le bloc 17. Au début des années 1990, conscient qu’il n’a pas les moyens de se développer égale- ment sur toute la chaîne pétrolière, Petrofina entreprend de réduire ses budgets dans l’explora- tion-production. Nommé à la tête de la compa- gnie en 1989, François Cornélis en fait l’une de ses priorités. « Je me souviens de réunions d’ana- lystes à Boston et à New York. J’avais préparé un discours pour dire comment nous allions conti- nuer à nous développer en amont et en aval. Un interlocuteur m’a alors demandé à combien se montait notre trésorerie. “Un milliard de dollars”, lui dis-je. Il m’a répondu : “Vous avez l’intention de vous développer dans l’amont et l’aval avec un milliard de dollars ? C’est impossible !” Il avait raison. Cela m’a confirmé dans mon choix de mettre l’accent sur l’aval. » Comme le souligne Jacques de Naurois, « l’objectif de Petrofina n’était cependant pas de sortir complètement de l’explo- ration-production ». Pour disposer des hydrocar- bures dont il a besoin, le Groupe peut compter, au-delà des participations qu’il conserve encore dans des gisements opérés par d’autres compa- gnies pétrolières, sur le marché.
Si le contre-choc pétrolier de 1986 a des consé- quences sur l’exploration-production, il change également la donne dans les métiers aval. Après plus d’une décennie de crise, la baisse du prix du baril semble annoncer des jours meilleurs.
Le raffinage-distribution à la reconquête du marché
Au tournant des années 1980, le raffinage entre de fait dans une nouvelle phase. Les normes environnementales se font plus
•••
•••