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RETOUR DANS LE JEU
À la fin de la guerre, la CFP est confrontée à de lourds défis. Il lui faut reprendre place sur les champs pétrolifères irakiens, et remettre en état son outil industriel. Petrofina, elle, doit pratiquement repartir de zéro. Autant de missions urgentes dont la réalisation échoit à une nouvelle génération de dirigeants.
Renaissance À Paris, une tâche prioritaire occupe la CFP :
obtenir des Anglais la levée du séquestre de sa participation dans l’Iraq Petroleum Company. Tout en dépend, à commencer par la reprise des livraisons de brut… C’est chose faite le 9 février 1945, date à laquelle la compagnie retrouve sa position au sein du conseil d’administration de l’IPC. Ayant maintenu des liens avec ses parte- naires tout au long de la guerre, l’entreprise n’a
pas eu trop de difficultés à obtenir satisfaction. Un beau succès pour Victor de Metz qui, depuis l’arrestation de Jules Mény – dont nul, à ce moment encore, ne sait ce qu’il est devenu –, occupe les fonctions de directeur général adjoint.
Tout en menant à bien ces discussions, Victor de Metz s’emploie à remettre en état les installa- tions de la CFP. Par chance, contrairement à la raffinerie Petrofina de Dunkerque qui a été presque totalement détruite par les bombes, elles n’ont pas trop souffert de la guerre. Les Allemands ont certes démonté une partie du matériel des raffineries mais il n’y a pas eu de destructions systématiques. Elles ont pris en revanche un retard technologique important. En août 1945, la raffinerie de Provence peut retrouver un fonctionnement normal. Celle de Normandie suivra un peu plus tard. Quant au tanker Palmyre, que les Allemands ont coulé à la Libération, il est renfloué et réparé, il reprendra la mer en 1946. Le 6 septembre 1945, alors que la