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VERS LE GRAND AVAL
Durant les années 1960, la CFP a multiplié ses réserves d’hydrocarbures par trois et demi, l’ERAP par trois, et Petrofina par deux. Des quantités croissantes de brut ali- mentent désormais les raffineries des trois com- pagnies. Plus nombreuses, celles-ci sont également plus modernes. Dans l’aval aussi, l’heure est aux nouveaux développements.
Raffinage : des capacités renforcées Il faut dire que la demande ne faiblit pas !
Entre 1950 et 1970, tirée par le développement du parc automobile, la croissance du trafic aérien et les débouchés dans la chimie, la consomma- tion de produits pétroliers ne cesse d’augmenter. En France, elle passe ainsi de 19 à 111 millions de tonnes entre 1958 et 1970. Progression spectacu- laire qui pousse les compagnies pétrolières à
ajouter de nouvelles capacités de production. Dans la mise en œuvre de cette stratégie, l’ERAP se montre particulièrement active. Depuis sa constitution en 1966, elle dispose de deux raffi- neries, à Ambès, en Gironde, et à Feyzin, près de Lyon, inaugurée en 1964.
Elle détient également une participation dans la raffinerie de Strasbourg. En 1967, afin de consolider sa présence sur le marché français, elle met en service deux nouvelles raffineries à Grandpuits, en Seine-et-Marne, et Gargenville, dans les Yvelines. La reprise d’Antar en 1970, dont nous reparlerons, augmente encore son outil de raffinage de trois unités situées à Donges, à Vern-sur-Seiche près de Rennes, et à Valenciennes. À cette date, l’outil aval du Groupe comprend huit raffineries en métropole, aux- quelles il faut ajouter les participations qu’il détient, aux côtés de la CFP, dans celles de Port- Gentil (Gabon), de Tamatave (Madagascar), d’Abidjan (Côte-d’Ivoire) et de Dakar (Sénégal).