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1945 1970
dotée de jambes de soutien pouvant être élevées ou abaissées, elle permet de forer en eaux plus profondes. Une vraie révolution.
Les progrès de l’offshore, joints à l’améliora- tion de la sismique pétrolière, ont pour consé- quences d’améliorer nettement les rendements de la recherche : en 1910, il fallait quarante ans pour découvrir un bassin pétrolier ; il n’en fallait plus que vingt en 1930. Il en faut moins de dix à partir de 1950. Partout dans le monde, les compa- gnies investissent pour développer, en interne, des technologies spécifiquement dédiées à l’amont. En 1956, la CFP ouvre ainsi à Bègles son Centre de recherche de l’exploration, spécialisé en géologie et recherche de gisements d’hydro- carbures. La Société nationale des pétroles d’Aquitaine (SNPA) fait de même en 1960 à Pau. Neuf ans plus tôt, un très important gisement de gaz a été trouvé en France même, à Lacq. Pour extraire cette manne et l’exploiter dans les meil- leures conditions de rentabilité et de sécurité, il faut mettre en œuvre des savoir-faire nouveaux. Tel est le rôle du centre de recherches de Pau, l’actuel Centre scientifique et technique Jean- Féger du groupe Total. Il est doté d’un labora- toire qui permet l’analyse détaillée des caractéristiques physiques – pression, volume, température – et d’un laboratoire de forage qui travaille notamment sur la mécanique des fluides et des roches et la chimie de la boue.
En France, un organisme public joue un rôle majeur dans le financement des nouvelles tech- niques pétrolières : l’Institut français du pétrole (IFP). Créé en 1944 pour promouvoir la recherche technique dans le domaine des hydro- carbures, il a repris en 1946 l’École nationale supérieure du pétrole et des combustibles liquides fondée à Strasbourg au début des années 1920. L’IFP entend œuvrer au dévelop- pement technique de toute la filière française du pétrole, notamment en formant les géolo- gues, les chimistes et les ingénieurs dont elle a
Banc d’essai de forage, Centre de recherche de Pau, France, 1961.
En 1910, il fallait quarante ans pour découvrir un bassin pétrolier ; en 1930, il n’en fallait plus que vingt.