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les émirats de Dubaï et d’Abu Dhabi. Bien qu’elle soit incluse dans le périmètre de la Ligne rouge, l’IPC a décidé d’ouvrir cette zone à la libre concurrence des offres. En 1950, la Superior Oil, une compagnie américaine indépendante créée dans l’Indiana en 1932, y a décroché des droits d’exploitation offshore. Mais, faute des tech- niques nécessaires pour mener à bien les recherches, elle les a revendus à l’Anglo-Iranian. C’est alors que celle-ci, soucieuse de ne pas assu- mer tous les risques et de tenir à l’écart les majors américaines, propose à la CFP de parta- ger ces droits avec elle. Une belle reconnais- sance pour le groupe français.
« La côte des Pirates » : un véritable pari pour la CFP
Dans cette aventure, la compagnie va prendre des risques importants, faisant montre d’un réel esprit pionnier. Dans un premier temps cepen- dant, Victor de Metz hésite. Le défi technique et financier est loin d’être anodin. Mais l’industriel se pose surtout une question : le jeu en vaut-il la chandelle ? En clair, y a-t-il des chances de trou- ver des hydrocarbures dans cette région écrasée de soleil ? Il consulte pour cela l’un des géolo- gues les plus expérimentés de la CFP, Willy Bruderer. Au service de la CFP depuis 1924, il a sillonné tous les champs pétrolifères de la pla- nète, de la Roumanie au Venezuela en passant par l’Afrique et le Moyen-Orient. Il connaît donc parfaitement son affaire.
Après un examen détaillé des cartes géolo- giques de la zone, il a vite fait de donner sa réponse. Les concessions proposées n’ont aucun intérêt, affirme-t-il et ont très peu de chances de receler du pétrole ou du gaz. Fin de l’acte ? Pas tout à fait encore. Les conclusions de Bruderer ne convainquent pas complètement Victor de
Inauguration dans le palais du Cheikh Shakhbout de l’installation de la plateforme ADMA sur le champ d’Umm Shaïf, en présence du Cheikh et de Victor de Metz, P-DG de la CFP, Abu Dhabi, 1962.