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1998 2000
Christophe de Margerie à l’exploration-pro- duction, Jean-Pierre Seeuws à la chimie et Robert Castaigne aux finances.
Rédéfinir la stratégie de PetroFina Face à ses homologues français, PetroFina
fait, avec 14 700 salariés, figure de compagnie moyenne. Ses points forts se situent dans la pétrochimie et le raffinage, où ses plateformes belges et américaines occupent des positions de premier plan, complétées par son association avec Total dans la raffinerie de Lindsey. Elle est en revanche très sous-dimensionnée dans l’amont : en 1998, sa production d’hydrocarbures s’élève à 330 000 barils par jour qui proviennent, pour l’essentiel, de la mer du Nord. Si cette fai- blesse de l’exploration-production résulte d’un choix stratégique délibéré, elle devient un
handicap à l’heure où ses concurrents s’em- ploient à accroître leurs réserves. À la tête du Groupe, François Cornélis a beaucoup œuvré, avec succès, pour redéfinir la stratégie de PetroFina. Mais il doit composer avec son action- naire de référence, Albert Frère, dont la vision est très différente de la sienne.
Trois compagnies, trois profils différents : en cette fin des années 1990, Elf Aquitaine, Total et PetroFina poursuivent leur route chacune de leur côté. C’est alors, en 1998, qu’une série de « méga-fusions » recomposent le visage de l’in- dustrie pétrolière mondiale et changent les des- tinées des trois groupes.
François Cornélis, directeur général de PetroFina, et Jean-Luc Dehaene, Premier ministre belge, sur la plateforme Chirag, Azerbaïdjan, 14 septembre 1998.
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