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Chercher du pétrole hors du Moyen-Orient : à dire vrai, cet objectif guide Victor de Metz depuis le début des années 1950. Il prend une ampleur nouvelle à partir des années 1960 lorsque l’évolution de la situation en Algérie et en Irak oblige la CFP à réorienter son effort dans l’exploration-production. Les résultats sont spectaculaires : en 1958, l’essentiel de son portefeuille minier se situe au Moyen- Orient – Irak, Iran, Qatar, Abu Dhabi –, au Sahara et au Canada. Dix ans plus tard, en 1968, le Groupe est encore très implanté au Moyen- Orient, au Sahara et au Canada. Mais il détient également des permis d’exploration et des concessions d’exploitation au Sénégal, en Angola, en Afrique du Sud, en mer du Nord – nous en reparlerons plus bas –, en Australie et en Indonésie.
Un groupe devenu mondial Dans ses activités d’exploration-production,
le Groupe est devenu mondial et a beaucoup changé. Les quelque 230 salariés qu’avait rejoints Guy Bizot en 1955 sont devenus 23 000 en 1969, la grande majorité d’entre eux travaillant dans les métiers de la distribution et 3 500 salariés à la Compagnie française de raffinage. Formidable développement ! Au siège, de nouveaux départe- ments ont été créés à partir du milieu des années 1950 et tout au long de la décennie suivante : direction financière en 1955, direction du Moyen- Orient en 1956, direction des participations financières en 1960. Toujours aussi attentif aux détails des dossiers, Victor de Metz peut s’ap- puyer sur une équipe élargie où l’on trouve notamment René Granier de Lilliac, entré à la CFP en 1954, directeur Moyen-Orient en 1956 puis secrétaire général à partir de 1960, Étienne Dalemont, directeur commercial depuis 1956 et
Les quelque 230 salariés de 1955 sont devenus 23 000 en 1969, la grande majorité d’entre eux travaillant dans la distribution.
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