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1971 1997
offshore, Elf et Total ont très vite acquis une réputation qui n’avait rien à envier à celle de leurs concurrents anglo-saxons. »
Total, l’esprit pionnier À partir de 1986, TOTAL Compagnie française
des pétroles, le nouveau nom de la CFP depuis l’année précédente, se concentre sur quelques zones de production considérées comme prometteuses : en mer du Nord – avec la mise en production d’Alwyn –, mais aussi en Asie (Indonésie), en Syrie, au Yémen et en Colombie, un pays où elle avait fait une incursion dès les années 1920 et où elle revient en 1987. Entre 1988 et 1992, deux grands gisements opérés par BP y sont découverts, à Cusiana et Cupiagua.
Mais le vrai tournant se produit à partir de 1990, date à laquelle Serge Tchuruk est nommé à la tête de la compagnie. Très vite, le nouveau président fait du développement de l’amont l’une de ses priorités. « À la fin des années 1980, Total était sous-dimensionné dans l’amont et fort dans l’aval, soit le contraire d’Elf Aquitaine. Il était impératif pour nous d’inverser la ten- dance », souligne Thierry Desmarest qui, en 1989, est nommé directeur général de l’explora- tion-production et qui, à ce poste, sera le princi- pal artisan du renforcement du Groupe dans l’amont. Chez Total, on est d’autant plus pressé d’agir qu’en 1988, Elf lui a ravi la première place en chiffre d’affaires qu’il détenait depuis des années. Avec l’arrivée de Loïk Le Floch-Prigent à la tête du groupe public, en 1989, celui-ci se montre encore plus offensif dans l’explora- tion-production. « On voyait les équipes d’Elf partout et, pour tout dire, cela nous inquiétait, poursuit Thierry Desmarest. Si nous ne vou- lions pas être écartés des grandes zones de pro- duction, nous devions reprendre l’offensive.
À la fin des années 1980, Total était sous- dimensionné dans l’amont et fort dans l’aval. Il était impératif d’inverser la tendance.
Ci-dessus et page de droite : Équipement d’une plateforme de production sur le champ Sirri, Iran, 1976.