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des capteurs ont totalement modifié notre façon de travailler, souligne Philippe Armand, qui entre à l’exploration-production d’Elf en 1972. Cela nous permettait de récolter avec une efficacité démultipliée des masses de données de plus en plus importantes. » « L’un des progrès les plus marquants rendus possibles par l’infor- matique a été le développement de la sismique tridimensionnelle (sismique 3D) qui débute à la fin des années 1970 pour devenir courante une grosse décennie plus tard. L’étude des couches souterraines devenait beaucoup plus fine ce qui, en retour, permettait de diminuer les risques d’exploration et d’augmenter la productivité des réservoirs », poursuit de son côté Marc Blaizot, lui aussi un ancien d’Elf où il arrive en 1979. La productivité devient de fait, en ces temps de crise, une priorité pour les compagnies pétrolières.
Le forage horizontal À la fin des années 1970, associée à l’Institut
français du pétrole (IFP), Elf met au point cette technique qui révolutionne les métiers de l’ex- ploration-production. « C’était une idée de génie : forer à l’horizontale et non plus seulement verticalement, explique Philippe Armand. Le rendement et la diminution du nombre de forage sont les atouts principaux du procédé. Avec lui, il devenait possible d’extraire plus de pétrole par puits et donc d’éviter de multiplier le nombre de plateformes. » Le savoir-faire technologique per- met également aux compagnies pétrolières de conserver une présence dans les pays produc- teurs. « Les compagnies pétrolières occidentales s’appuyaient sur des expertises qu’elles étaient les seules à développer, raconte Hervé Chagnoux. Dans les années 1970, elles ont com- mencé à les proposer aux sociétés nationales
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