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américain et celui de s’appuyer sur une marque unique, Purfina, afin de se faire connaître du grand public. Stratégie judicieuse alors qu’en ce début des Années folles, les marchés de masse commencent à se développer en Europe. N’est-ce pas l’époque où les constructeurs automobiles adoptent la production en série inspirée de Ford et où les grands affichistes comme Carlier ou Cappiello illuminent les murs des cités de leurs publicités géantes ?
Dans ce contexte, se rapprocher du consom- mateur est essentiel. C’est pourquoi des dépôts sont créés dans les principales villes de Belgique et que quatre hangars sont édifiés à Anvers pour le remplissage et la réparation des fûts, bidons et bouteilles de pétrole lampant et d’essence. Les dirigeants de Petrofina se lancent résolument à la conquête du marché.
L’association entre les deux sociétés ne s’avé- rera guère concluante, poussant finalement Petrofina à prendre 100 % de Purfina. Mais la dynamique est lancée : entre 1922 et 1924, afin d’élargir ses débouchés commerciaux, la compa- gnie développe de nouvelles sociétés de vente en Europe avant d’entrer au capital de la Société des pétroles du Congo, créée avant guerre. Et ce n’est pas tout ! À la même époque, elle acquiert la petite raffinerie d’Ertvelde, non loin de Gand. Elle y lance une fabrication de lubrifiants et d’huiles médicinales.
Approche dynamique du marché, relations précoces avec les États-Unis (un des grands axes du développement futur de Petrofina), forte pré- sence en Roumanie, entrée précoce en Afrique : au début des années 1920, les industriels et les banquiers d’Anvers ont permis à la Belgique de se doter d’une industrie pétrolière.
À l’heure de la civilisation automobile naissante, il est vital d’ouvrir des débouchés au pétrole roumain.
Logo PURFINA, 1924.
Page de gauche : Femmes travaillant à l’embouteillage des huiles PURFINA, 1920.