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1971 1997
un homme totalement nouveau, issu de la sphère politique et presque novice en matière d’hydrocarbures : Albin Chalandon. Qu’ils soient nouveaux ou non à leur poste, ces hommes ont en tout cas fort à faire.
Des innovations techniques Les contraintes imposées par les pays pro-
ducteurs incitent les compagnies à redoubler d’efforts dans l’exploration-production. La hausse du prix du baril permettant de rentabili- ser de nouveaux gisements, elles n’hésitent pas à chercher des hydrocarbures dans des zones difficiles. Pour relever ces défis, elles investissent massivement dans les nouvelles technologies. Dans les années 1970, la CFP, l’ERAP et Petrofina recourent à des navires à positionnement dynamique à la conception desquels elles ont largement participé. Pouvant être déplacés rapi- dement, ils sont particulièrement adaptés aux opérations de forage dans des mers difficiles et profondes. La CFP a donné le ton dès 1970 en promouvant Le Pélican, navire capable de forer – dans l’Arctique notamment – jusqu’à une profondeur de 6 000 mètres. Au milieu des années 1970, le Groupe utilise un deuxième navire capable, lui, d’explorer sous 1 000 mètres d’eau, Le Pèlerin. De son côté, Petrofina s’associe à l’ERAP en 1975 pour exploiter le Petrel. L’offshore, notamment profond – à l’époque 400 ou 500 mètres –, est alors un axe fort de recherches au sein des compagnies pétrolières. Au sein de la CFP, il existe ainsi un département « Techniques marines », installé à Paris dans la tour Mirabeau, près du pont du même nom. « On y faisait, de façon très intensive, de la recherche appliquée, raconte Charles Mattenet, qui y entre en 1976. La plupart des programmes de recherches étaient menés en commun avec
Les contraintes imposées par les pays producteurs incitent les compagnies à redoubler d’efforts dans l’exploration-production.
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