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spécial : il peut se stabiliser au moyen d’un sys- tème de positionnement dynamique et est en mesure de relever rapidement son train de tiges en cas d’approche d’icebergs. Une vraie innova- tion… Beaucoup d’échecs et de déceptions ? Certes. Telle est la règle dans l’exploration-pro- duction où les abandons sont plus nombreux que les découvertes. Mais ils ne sauraient faire oublier les succès et les jalons posés pour l’ave- nir, notamment en Indonésie.
Cap sur l’Indonésie C’est au début des années 1960 que la CFP
commence à s’intéresser à ce vieux pays pétro- lier. Bastion historique de la Royal Dutch Shell, l’Indonésie s’était ouverte dans les années 1920 aux majors américaines, notamment à Esso, Mobil et Caltex. En 1951, une loi avait cependant interdit l’octroi de concessions à des sociétés étrangères. Une autre loi avait suivi en 1960, qui, tout en confirmant le monopole national de l’exploration-production, permettait à ces der- nières d’avoir accès, sous certaines conditions, à une partie du pétrole produit. À Paris, Victor de Metz avait aussitôt tiré les conclusions qui s’imposaient : l’Indonésie s’ouvrait à nouveau aux compagnies pétrolières étrangères. Proche du marché japonais en pleine croissance, elle présentait pour le groupe français une réelle opportunité de développement.
Victor de Metz n’était d’ailleurs pas le seul à penser ainsi : au début des années 1960, de nom- breuses compagnies pétrolières s’étaient instal- lées dans le pays, notamment les américaines Exxon et Mobil, Chevron et Texaco ou la japo- naise JAPEX. Il ne fallait donc pas perdre de temps. C’est ainsi qu’en 1963 arrive à Djakarta Pierre Germes, envoyé spécial de Victor de Metz et spécialiste des contrats à la direction du
La CFP enregistre également des résultats décevants en Angola où, encouragée par les découvertes faites par Petrofina dans les années 1950 et 1960, sa filiale Total Compagnie africaine des pétroles s’associe en 1968 avec l’Angol – filiale angolaise de la Sociedade por- tuguesa de combustiveis –, elle-même propriété d’un groupe portugais de raffinage, pour explo- rer la zone est du bassin de la Kwanza (onshore) et d’Ambriz (onshore et offshore). Mais ces recherches ne donnent rien ou presque, tout comme l’exploration du plateau continental menée en Afrique du Sud à partir de 1969.
Exploration en Australie En Australie, où la CFP s’est associée avec la
compagnie Santos au début des années 1960, les résultats sont en revanche un peu plus encourageants : des gisements de gaz non négligeables y sont découverts durant la décen- nie, nécessitant la pose d’une canalisation pour alimenter la ville d’Adelaïde. Loin de là, au Canada, les prospections menées par sa filiale – la French Petroleum Company – restent quant à elles encore très en deçà des attentes. Les puits qu’elle a forés et l’acquisition d’intérêts dans des puits producteurs lui assurent certes, en 1970, une production annuelle de l’ordre de 200 000 tonnes de brut et 110 millions de mètres cubes de gaz naturel. Mais aucune découverte majeure n’a été faite.
Depuis 1968, le groupe français détient éga- lement une participation sur un permis au large du Labrador. La zone est difficile à explorer en raison de la longue durée de l’hiver, des grandes profondeurs et de la dérive des icebergs. Pour pallier ses difficultés, les ingénieurs de la CFP, associés à Elf Aquitaine et à l’IFP, mettent au point un navire de forage d’un genre un peu
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