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1924 1945
Le 14 juillet 1939, un important gisement de gaz est découvert à Saint-Marcet, à une profondeur de 1 600 mètres. Les réserves sont de 7 milliards de mètres cubes. C’est la première découverte d’hydrocarbures en France. Un beau succès pour le Centre de recherches de pétrole du Midi, fondé en 1936, car ce gaz, qui sort de terre au rythme de 180 000 mètres cubes par jour, est d’excellente qualité : constitué à 90 % de méthane, il a un pouvoir calorifique double de celui du gaz de houille. Formée peu après cette découverte, la Régie autonome des pétroles (RAP) entreprend aussitôt d’étendre
les recherches autour de Saint-Gaudens. Quand la guerre éclate, une quinzaine de forages ont été réalisés, bouleversant les destinées de cette région vouée à l’élevage et à l’agriculture. Ce n’est qu’à partir de 1942 que commence l’exploitation du gaz. La production est alors modeste : 250 millions de mètres cubes cumulés jusqu’en 1945. Dès 1942, un réseau de distribution est déployé vers Toulouse et Saint-Gaudens. Non loin de là, à Peyzouret, la Compagnie française de raffinage crée une installation de traitement à partir de vieilles chaudières de locomotives récupérées à Tarbes.
Il faut attendre la fin de la guerre pour que le gaz de Saint-Marcet soit exploité à l’échelle industrielle. En 1949, une usine de dégazolinage est édifiée à Boussens. On y sépare le gaz du propane, du butane et de l’essence. Il est désormais possible d’alimenter une grande partie du Sud-Ouest. Après Tarbes, Pau et Agen, Bordeaux est relié en 1949. Le gaz de Saint-Marcet change les destinées de la RAP. Entre 1939 et 1950, ses effectifs passent de 84 à 1 100 personnes, dont 85 ingénieurs et géologues, 30 contremaîtres de forage et 865 ouvriers et employés.
SAINT-MARCET, LA PREMIÈRE DÉCOUVERTE D’HYDROCARBURES EN FRANCE