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1971 1997
au Venezuela, et consolide ses positions au Qatar et sa présence en coopération technique au Koweït. C’est également au début des années 1990 qu’est relancée la coopération avec l’Algé- rie, un pays que connaît bien Thierry Desmarest pour y avoir dirigé les activités de Total au début des années 1980 et où, en janvier 1990, le Groupe signe avec la Sonatrach un accord- cadre qui couvre l’exploration et la production de pétrole, le gaz et l’aval pétrochimique. Total fait également son retour en Libye en devenant opérateur du champ de Mabrouk, dont la pro- duction commencera en 1998 au rythme de 18 000 barils par jour.
« Le Groupe utilisait tous les outils à sa dispo- sition, résume Hervé Chagnoux : prise de partici- pation dans des gisements, accords de coopération, contrats de partage de production… Sur le terrain, les équipes bénéficiaient d’une réelle autonomie : elles devaient s’adapter. On nous appelait d’ailleurs les “livreurs de pizzas” : comme ces derniers, nous étions capables de nous glisser partout, de décrocher un permis dans des délais très courts ou de déployer rapidement toute une logistique sur le terrain… » De fait, depuis la fin des années 1980, des « ingénieurs affaires nouvelles » sillonnent le monde pour obtenir de nouveaux permis ou prendre, dans le cadre d’affaires du troisième type, des pourcen- tages dans des gisements. À eux de se débrouil- ler ! « Nous devions improviser, se souvient Charles Mattenet, qui fut l’un de ces ingénieurs affaires nouvelles. Je me souviens en particulier de la Birmanie. On m’avait demandé d’aller étudier sur place des permis. Mais le pays était presque totalement fermé aux Occidentaux et je ne pouvais pas obtenir de visa. J’ai dû réaliser tout un périple par la Thaïlande et multiplier les rendez-vous dans les ambassades pour pouvoir enfin décrocher le précieux sésame et entrer en Birmanie. Le Groupe nous poussait à aller de l’avant. »
Depuis la fin des années 1980, des « ingénieurs affaires nouvelles » sillonnent le monde pour obtenir de nouveaux permis ou prendre, dans le cadre d’affaires du troisième type, des pourcentages dans des gisements.