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1971 1997
En octobre 1973, la guerre du Kippour qui oppose Israël à une coalition de pays arabes achève de jeter à bas l’ancien ordre pétrolier. Les 16 et 17 octobre, afin d’obliger les Occidentaux à faire pression sur Israël, les pays arabes membres de l’OPEP décident d’augmenter de 70 % le prix du baril, première étape d’une esca- lade qui verra celui-ci passer, en quatre mois, de 3 à 11,65 dollars. Pour les pays industrialisés, le retournement de cycle est brutal : augmentation générale des prix, baisse de la production indus- trielle et de la consommation, chômage de masse, sans parler des pénuries d’essence qui poussent les gouvernements à instituer, un temps, des « week-ends sans voiture ». C’en est bel et bien fini des Trente Glorieuses.
Une longue crise Le deuxième choc pétrolier de 1979 – provoqué
par la chute du Shah d’Iran et le déclenchement de la guerre Iran-Irak en 1980 – vient encore aggraver cette crise. Entre 1978 et 1981, le prix du baril de pétrole passe de 14 à 39 dollars. Pour les pays occidentaux, la question de la sécurité des approvisionnements devient à nouveau un enjeu vital. Face à l’augmentation des prix du brut, ils ne restent bien sûr pas les bras croisés. Dans les usines, on apprend à produire moins cher ; sur les routes, les voitures plus petites se généralisent, comme la Renault 5, dont les ventes s’envolent à partir de 1974 ; de grands plans d’économies d’énergie sont lancés, à l’image du plan Messmer présenté en France en 1974. Il prévoit la limitation de la vitesse sur les routes, la fin des émissions de télévision à 23 heures en semaine et l’interdiction de la publicité lumineuse entre 22 heures et 7 heures du matin. Ce plan fait feu de tout bois. « En France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées », proclame fièrement le célèbre slogan,
Timbre « Économies d’énergie », Jacques Jubert, France, 1978. •••