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1945 1970
d’exploration, dès lors, se multiplient. S’étalant en moyenne sur deux mois, elles com- portent, presque toujours, deux géologues et un chauffeur-mécanicien. Les premiers circulent généralement dans des Jeeps récupérées dans les surplus de l’armée américaine. Le second suit avec le matériel dans une camionnette, par- fois une ancienne ambulance reconvertie ! Le travail s’effectue en étroite collaboration, avec un fort esprit de solidarité. Chaque matin à l’aube, la petite équipe quitte son camp de base pour sillonner la zone et repérer les formations géologiques susceptibles de recéler des hydrocarbures.
Trouver de nouvelles ressources sur le continent africain
Très actif en Algérie, le BRP l’est également en Tunisie, au Gabon, au Sénégal, au Cameroun ou à Madagascar. À la fin des années 1940 et dans les années 1950, le Bureau y suscite la création de nombreuses sociétés d’explora- tion-production qui, bien souvent, prennent la suite des syndicats de recherche constitués avant guerre : parmi elles, la Société des pétroles d’Afrique-Équatoriale française (SPAEF), la Société de recherche et d’exploita- tion des pétroles du Cameroun (SEREPCA). Elles feront toutes, plus tard, partie du groupe Elf. La CFP y détient parfois des intérêts mino- ritaires. Parfois aussi, le BRP fait appel à d’autres partenaires, comme BP au Sénégal.
L’objectif est partout le même : trouver des hydrocarbures. Tâche difficile ! Au Gabon ainsi, la SPAEF mobilise sur le terrain une centaine de camions, cent trente Land-Rover et une trentaine d’allèges – des embarcations à fond plat – pour acheminer le matériel. Mauvaises, les pistes se transforment en bourbiers en hiver. La densité
Base industrielle SPAEF, Port-Gentil, Gabon, 1967.
C’est au contact des réalités du terrain, que commence à se forger l’expérience africaine du futur groupe Elf.
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