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Sénat daté de juillet 1961. Perspective enthousias- mante ! En raison de l’importance des gisements d’abord, qui accroît très sensiblement la produc- tion des compagnies : sur les 6,5 millions de tonnes extraites d’Hassi Messaoud en 1960, 3,1 millions reviennent ainsi à la CFP-A, soit près de 18 % du total de ses ressources en brut cette année-là. Importantes, les découvertes algé- riennes le sont également en raison des moyens matériels et humains mobilisés. Parties de rien ou presque, la CFP-A et la SN Repal, dans le nord du Sahara, et leurs homologues de la CREPS, au sud, ont tout construit et tout mené à bien, depuis l’en- voi des premières missions géologiques jusqu’à la pose des conduites d’évacuation en passant par les forages, sans oublier bien sûr l’acheminement des hommes et du matériel. Opératrices à part entière, elles ont, avec leurs partenaires, appris à gérer de grands projets pétroliers, dans des condi- tions difficiles et sur des superficies immenses. Une formidable école !
La première usine de liquéfaction Le pétrole et le gaz algérien marquent égale-
ment une nouvelle étape dans le développement d’une grande filière française des hydrocarbures commencée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Dès 1958, à l’initiative de l’Institut français du pétrole et avec le concours notam- ment de la SNPA, de la Société des pétroles d’Afrique-Équatoriale française (SPAEF) et du Commissariat à l’énergie atomique, une nou- velle société est en effet créée à Paris : la Compagnie française d’études et de construc- tion Technip. Sa spécialité : concevoir et réaliser des usines clés en main pour les secteurs de l’énergie et de la chimie. Au début des années 1960, elle se voit confier une importante mis- sion : construire en Algérie, à Arzew où débouche
LE GAZ NATUREL LIQUÉFIÉ
Lors de la découverte du gisement d’Hassi R’Mel, la question se pose alors pour le Groupe de savoir comment évacuer le gaz extrait vers la France ? Si un oléoduc sous-marin, ou un pipeline flottant sont un temps évoqués puis écartés, c’est la technique pionnière de la liquéfaction du gaz qui est choisie pour résoudre ce véritable défi technique. Est ainsi décidée la construction de la première usine de liquéfaction du Groupe à Arzew – une des premières au monde dans l’industrie gazière –, de manière à réduire le volume du gaz, tout en conservant son pouvoir calorifique pour le transporter par méthanier vers la France.
Usine de liquéfaction des gaz naturels de la CAMEL, Arzew, Algérie, 1964.