341
19 98
20 00
Halfon, Frédéric Isoard et depuis 1998, Jean- Luc Vermeulen à l’exploration-production. C’est un homme de dossiers plus que de contacts. Sûr de lui, il passe pour ne pas être très porté à la conciliation.
Redonner un nouvel élan au groupe Elf Aquitaine
Philippe Jaffré a fort à faire. Pour tourner la page de « l’affaire Elf » en premier lieu : elle a éclaté en 1994 avec l’enquête de l’Autorité des marchés financiers sur le financement de l’en- treprise textile Bidermann et la découverte dans la foulée de faits d’abus de biens sociaux, au détriment du Groupe et qui ont donné lieu par la suite à des condamnations en justice. Pour désendetter l’entreprise en second lieu. « Avec Loïk Le Floch-Prigent, la priorité était de faire
du volume en multipliant les opérations de croissance. Avec Philippe Jaffré, c’était faire de l’argent, souligne Bruno Weymuller, à l’époque directeur financier du Groupe. Dès son arrivée, il a entrepris de mettre Elf Aquitaine au régime sec : cession d’actifs – notamment le centre de Boussens, fermé en 1995 –, tri dans les investis- sements, rationalisation des activités… » Le dirigeant a même songé à interrompre la construction de la raffinerie de Leuna, en ex-RDA, avant d’y renoncer en raison des com- plications diplomatiques. « En passant le Groupe à la paille de fer, il a bousculé l’entre- prise, provoquant des grèves dures, poursuit Yves-Louis Darricarrère. Les problèmes internes mobilisaient une grande partie de son atten- tion. » En cette année 1999, le principal foyer de tension se situe à Pau où est installé le Centre scientifique et technique Jean-Féger. En avril, Philippe Jaffré a en effet annoncé un ambitieux plan de réorganisation de la branche
•••