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1924 1945
ancien responsable des forages et de la pro- duction au sein de la Steaua Romana, celui-ci est entré à la CFP en 1937 pour suivre les inves- tissements dans les colonies. Une mission importante à l’heure où les pouvoirs publics s’ef- forcent de diversifier les sources d’approvision- nement du pays en pétrole.
« Il ne faut pas oublier que les trusts anglo- saxons disposent de la moitié du capital de l’Iraq Petroleum Company*… ni le fait que l’exploitation est faite entièrement sous contrôle anglais. » En 1939, un rapport publié par l’Office national des combustibles liquides (ONCL) souligne ce qui constitue alors la principale faiblesse de la France : sa très forte dépendance vis-à-vis du pétrole
Jean Hubert de Vries, premier patron de la RAP, 1954.
* En réalité, plus de 70 %.
irakien. À ce moment, 40 % des 5 millions de tonnes consommées chaque année dans l’Hexa- gone proviennent d’Irak, loin devant les États- Unis (22 %), le Venezuela (9 %) et la Roumanie (8 %). La conclusion s’impose d’elle-même : que la liberté d’approvisionnement s’interrompe bruta- lement et c’est l’approvisionnement du pays qui risque d’en faire les frais. D’où la nécessité de chercher du pétrole ailleurs. C’est-à-dire en France et dans son empire colonial.