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1998 2000
des réunions mouvementées avec les élus locaux aggravent la situation. Alors que, sur les plages, les associations comme Greenpeace ou la Ligue pour la protection des oiseaux se démènent pour limiter autant que possible l’im- pact de la marée noire, TotalFinaElf est accusé d’avoir affrété en toute connaissance de cause un « navire-poubelle » et de fuir ses responsabi- lités. Ce n’est que le 5 janvier 2000 que Thierry Desmarest, mal à l’aise avec ce type de commu- nication, fait publiquement son mea culpa et annonce toute une série de mesures pour net- toyer les plages et récupérer le fuel encore contenu dans les deux épaves du navire. À ce moment, cela fait quelques jours déjà que TotalFinaElf a commencé de distribuer aux
associations présentes sur place des pelles, des seaux, des bottes et des cirés. Modeste, cette mesure manifeste cependant la volonté du Groupe, après plusieurs jours de flottement, de prendre ses responsabilités et de s’engager sur le terrain.
Des moyens très importants sont alors mobi- lisés. La mission Littoral atlantique constituée par TotalFinaElf et confiée à Pierre Guyonnet, est dotée d’un budget de 130 millions d’euros, d’une centaine de collaborateurs et de matériel important – grues, hydrocureurs… Elle se concentre plus particulièrement sur le nettoyage des zones difficiles d’accès. Le Groupe prend également en charge le stockage et le traitement des déchets. 220 000 tonnes de terre, de cailloux et de sable souillés par le fuel sont au final récupérées. Stockés près de la raffinerie de Donges, ces déchets sont lavés puis incinérés dans une usine spécialement construite sur le site à la demande de TotalFinaElf par Brézillon,
Thierry Desmarest en compagnie de Gérard Bocquillon et de Pierre Guyonnet, chef de la mission Littoral atlantique sur le chantier de l’Erika, France, 2000.
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