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1945 1970
la production de polystyrène. Entre 1966 et 1968, deux nouvelles usines sont édifiées outre-Atlan- tique en partenariat avec un groupe américain : à Carville (Baton Rouge), en Louisiane, pour la production de styrène, et à Calumet City, près de Chicago, pour celle de polystyrène. C’est éga- lement la voie du partenariat – avec la Phillips Petroleum Company cette fois – que choisit Petrofina pour se développer en Europe. L’ambition du groupe belge est de créer à Anvers un centre pétrochimique d’envergure mondiale. Une unité pour la production de 250 000 tonnes d’éthylène y est mise en construction à la fin des années 1960. Peu après, les deux partenaires mettent en chantier, à Feluy dans le Hainaut, une nouvelle usine de fabrica- tion de polymères destinée aux industries trans- formatrices de matières plastiques. Elle sera
inaugurée en 1972. Tandis que Petrofina entre- prend de construire un important outil pétro- chimique situé de part et d’autre de l’Atlantique, une autre société s’emploie à créer de toutes pièces un pôle chimie d’envergure : la Société nationale des pétroles d’Aquitaine (SNPA) !
La SNPA et l’aventure plastique Au début des années 1960, la société publique
est naturellement incitée à le faire : le gaz de Lacq, qu’elle exploite depuis 1956, lui permet de produire sur la plateforme de Lacq les grands intermédiaires (éthylène et aromatiques). Dès 1962, elle crée une filiale, Aquitaine-Plastiques, et édifie à Mont, commune voisine de Lacq, une