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1971 1997
Elf et l’IFP, mais aussi avec les spécialistes en géophysique et ingénierie, comme CGG et Technip, les fabricants de pipelines et de plateformes, comme les Grands Travaux de Marseille. » À cette quête des profondeurs, l’État apporte son soutien. C’est notamment lui qui, au milieu des années 1970, pousse l’ERAP à forer en mer d’Iroise, au large des côtes bretonnes, mais aussi en Méditerranée.
« Les technologies de l’offshore profond, cette véritable révolution dans l’industrie du pétrole qui allait produire des résultats spectaculaires dans les années 1990, ont commencé à émerger à cette époque, souligne Philippe Armand. Ce fut une histoire d’audace technique et scienti- fique, menée autant par les explorateurs que par les foreurs, les constructeurs-développeurs de champs et les producteurs. Ce fut aussi une affaire de conviction : celle que sous les eaux pro- fondes du golfe du Mexique, du golfe de Guinée ou d’Amérique latine, il était possible de trouver
des gisements d’hydrocarbures. L’évolution des prix du brut a bien sûr rendu possibles ces avan- cées. Les progrès de l’informatique ont égale- ment joué un rôle majeur. »
Dans l’exploration-production, on s’intéresse de fait beaucoup à l’informatique. Les compa- gnies passent des accords avec des instituts de recherches et des universités, recrutent des spé- cialistes. C’est ainsi que Jean-Luc Vermeulen fait son entrée chez Elf, en 1969. Après sa sortie de Polytechnique, il est devenu professeur à l’École nationale des ponts et chaussées où il s’est spé- cialisé dans la résolution d’équations complexes en utilisant l’outil informatique. Ce profil aty- pique lui a valu d’être contacté par la compagnie pétrolière. L’informatique a un impact considé- rable sur les métiers de l’amont. « L’augmentation des capacités de calcul et la miniaturisation
Acquisition sismique « 3D » à Palanca NE, CGG, Stormy, Angola, 1989.
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