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essentiel s’il en est, alors que la demande mondiale de ces produits pétroliers, et plus par- ticulièrement de carburants, ne cesse d’augmen- ter. L’heure est au déploiement de stratégies de marque et à la création de vastes réseaux, indis- pensables pour séduire le grand public.
Distribution : le temps des marques et des réseaux Les grandes compagnies pétrolières anglo-
saxonnes l’ont bien compris : depuis longtemps, elles s’appuient sur des marques fortes – Esso, Shell, BP, Mobil… – et disposent de leurs propres réseaux de stations-service. À la CFP en revanche, on est en retard. Rien de bien étonnant pour une entreprise d’ingénieurs, plus préoccu- pée de techniques et de finances que de « marke- ting ». Non que la compagnie se désintéresse
totalement de la distribution, bien au contraire ! Elle prend même des initiatives prometteuses, en 1947 notamment. Cette année-là, René de Montaigu, le directeur général de la CFP, crée en effet la Compagnie française de distribution des pétroles en Afrique (CFDPA) pour distribuer des produits pétroliers en Afrique occidentale et équatoriale. Un vrai périple à l’époque ! Expédiés depuis Paris, les fûts de 200 litres sont achemi- nés par cargos jusqu’à Dakar, Abidjan, Douala, Conakry et Pointe-Noire. Là, faute encore de logistique portuaire, ils sont jetés à la mer où ils sont récupérés par des nageurs avant d’être livrés aux sociétés locales de distribution ! Dans les années qui suivent, des filiales sont également créées en Tunisie, en Algérie et
Publicité pour les carburants et lubrifiants TOTAL, par Stelline, Compagnie marocaine des carburants, 1960.
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