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1971 1997
dans Chloé Chimie. En réalité, cette décision ne s’explique pas seulement par la reprise de la chimie lourde de Pechiney-Ugine-Kuhlmann et le bouleversement des équilibres qu’elle pro- voque au sein d’ATO. Cela fait un certain temps en effet que le Groupe souhaite mettre un terme à sa collaboration avec Elf dans la chimie. « Total avait d’importants défis à relever : la restructura- tion de son outil de raffinage, le redressement d’Hutchinson et le développement de ses activi- tés dans les engrais. Il avait besoin de concentrer ses ressources et ne souhaitait plus investir dans ATO. Sur le plan financier en outre, la situation de cette dernière était très mauvaise, ce qui n’en- courageait guère Total à s’engager plus avant », précise Philippe Gœbel, entré chez ATO en 1980 et aujourd’hui directeur général de Total Petrochemicals France. Il faudra des mois de négociations pour aboutir à un accord avec Elf. Les discussions entre les deux groupes sont tendues. Elles portent sur le montant de la
participation de Total dans ATO et sur le devenir des adhésifs Rousselot, que le groupe dirigé par René Granier de Liliac souhaiterait récupérer mais qui reviendront finalement à Elf. En 1983, Total cède finalement à Elf ses parts dans ATO et dans Chloé Chimie. La même année, Albin Chalandon est remplacé à la tête d’Elf par Michel Pecqueur. Une page se tourne. Douze ans après la création du GIE ATO, les deux groupes pétro- liers français mettent un point final à leur colla- boration dans la chimie pour suivre, chacun de leur côté, leur chemin…
Des acteurs de premier plan Au tournant des années 1980, Petrofina, Elf
et Total s’imposent, en suivant des stratégies différentes, comme des acteurs de premier plan du secteur. La chimie, et notamment celle des