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1971 1997
celle de Mantoue. Quant à Petrofina, elle donne la priorité aux sites de Port Arthur et de Big Spring, au Texas. Terrible saignée, qui s’accom- pagne d’une modernisation des installations existantes.
Au début des années 1980, les activités aval des trois groupes se sont pour l’essentiel adap- tées aux nouvelles conditions du marché. Si elles ont fermé des établissements dans cer- tains pays, les compagnies ont en revanche ren- forcé leurs capacités dans des zones plus prometteuses à terme. C’est ainsi que la CFP, qui détient déjà une participation dans la raffi- nerie d’Alma, dans le Michigan, a acquis deux nouvelles unités au Kansas et dans l’Oklahoma. Une quatrième usine, située à Denver, sera ache- tée à la fin de la décennie. Le CFP renforce en outre sa raffinerie de Flessingue aux Pays-Bas, dans la zone du « marché de Rotterdam » nais- sant, investissant avec Dow Chemical dans un nouvel hydrocraqueur.
Les nouveaux défis de la distribution
Les chocs pétroliers de 1973 et 1979 rendent également indispensable une rationalisation des activités de distribution. C’est qu’au fil des années, les stations-service sont devenues trop nombreuses. La France, à elle seule, en compte 45 000 en 1971, toutes enseignes confondues. À l’heure du développement des autoroutes et de l’augmentation de l’autonomie des véhicules, beaucoup de points de vente, notamment en milieu rural, ne sont plus rentables. Il faut donc tailler dans le vif, fermer les stations à faible débit ou non rentables et concentrer les inves- tissements sur les plus importantes, notamment celles installées sur les autoroutes. Ce que font Total, Elf et Petrofina tout au long des années
Une menace redoutable pour les compagnies pétrolières, habituées au contrôle des prix par l’État, commence à se profiler : la concurrence de la grande distribution.
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